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La reprise

Publié le par imaginer

La reprise

Yeah ce matin j'ai retrouvé le stade et Philippe. Deux semaines sans le voir, il m'a manqué. Il m'a dézinguée demain risque de courbatures:-)

Mais demain matin, rendez-vous aux Tuileries pour une séance d'escaliers:-) Je pars demain pour Charleville en début d'après-midi et rentre vendredi. Naturellement, il m'a donné les exercices à faire là-bas:-) Nous nous verrons samedi. Et puis il repart du 13 au 28 août, et quand il reviendra ce sera la rentrée scolaire et moi j'aurai commencé mon travail.

De toute façon, il va falloir m'habituer à ce rythme, nous en avons parlé ce matin. Déjà avec l'emploi du temps de Philippe, à la rentrée il aurait fallu jongler pour les horaires des séances, avec moi ne travaillant pas et pouvant me déplacer pas de problème.

Mais puisque je vais travailler, il ne sera guère possible de nous voir plus de deux fois par semaine. Le lundi matin de sept à huit heures ça c'est sûr, on a bloqué le créneau. Il viendra à la maison. Comme ça j'ai le temps à huit heures de prendre ma douche, m'habiller, et de partir à 8h45 pour être au bureau à neuf heures. La deuxième séance, nous attendons l'emploi du temps de Philippe au collège, sans compter que deux soirs par semaine il donne des cours à la mairie.

Donc, je ferai deux séances seule ça c'est sûr. J'espère pouvoir recourir et donc aller une heure au stade le dimanche matin pour m'entraîner, peut-être courir une heure un matin tôt ou un soir après le travail.

En tout cas je suis équipée:-)

Je viens de m'acheter ces deux splendides paires de chaussures. Dernier modèle de chez New Balance, y'a pas mieux... Pour six mois évidemment, car c'est comme les téléphones, les ordis etc, tous les six mois arrive la nouvelle version. Depuis février je les ai en noir et blanc, version 9. Celles-ci, c'est la version 10, encore plus légère tout en ayant un meilleur amorti. Elle existe en de nombreuses couleurs bien sûr, moi j'ai choisi mes couleurs préférées. 

Le minimum, vu les heures que je fais, c'est de changer deux fois par an. Alors en avoir trois paires que j'alterne, me voilà tranquille jusqu'à l'été 2021. 

Pour me racheter quelques tee-shirts et caleçons de sport j'attends encore un peu d'atteindre ma taille de vêtement définitive. En ce moment je porte des tee-shirts bien trop larges et pas vraiment adaptés à la technique mais tant pis j'attends encore un peu. 

Avant d'aller au stade, comme la séance n'était qu'à 10h30 et que je me suis levée à six heures, j'ai pris mon petit déjeuner.

Oui, il faut que je vous parle un peu alimentation. A la demande de la diététicienne et celle, très ferme (!!!!!!), de Philippe, je vais manger un peu plus. Niveau quantités. Parce que niveau variétés des aliments, j'ai toutes les catégories, mais... autant cela pouvait convenir parce que je voulais perdre les kilos pris par les anti dépresseurs et n'ayant qu'une activité sportive, pas d'activité pro, autant maintenant que ces p.... de kilos du burn-out sont enfin partis, et que je vais retravailler tout en conservant le même niveau d'activité sportive, ils veulent que je mange plus en quantité. Ce n'est pas la première fois qu'ils me le demandent et que je ne le fais pas vraiment, mais cette fois, oui je vais le faire.

Car je suis épuisée aussi par tous les allers-retours en train... Les démarches, les nuits sans sommeil, l'angoisse, le chagrin... Et il ne s'agirait pas que mon corps lâche.

Alors je vais manger les mêmes choses, grosso modo, mais plus. Des féculents midi et soir, pas seulement une fois par jour, voire tous les deux jours. 

Le matin, ajouter une cuillère à soupe aux trois de flocons d'avoine que je prends. Les faire cuire dans un peu plus de lait d'amande. Ou quand j'ai envie d'un petit déjeuner salé, deux oeufs (et pas un seul) ET (et non pas OU) une tranche de jambon blanc. Avec un fruit dans les deux cas. 

Quand je fais le sport un peu tard dans la matinée, je prends mon petit déjeuner avant, maintenant je sais que ça ne me cause pas de désordres intestinaux si j'ai au moins deux heures pour digérer. Quand la séance de sport est très matinale, j'ai promis de manger une banane avant (et entière la banane), et le petit déjeuner après...

Midi et soir, une source de protéines, crudités ou légumes cuits, PLUS au minimum 50 grammes de féculents crus, soit 150 grammes cuits. Comme je prends moins que cette quantité une seule fois par jour, prendre le double, et deux fois par jour, là j'augmente vraiment réellement mes apports. Le pain entre dans la catégorie des féculents si jamais je veux manger une tartine. Nous sommes convenus de considérer les légumineuses dans les féculents pour simplifier, mais quand j'en mangerai, j'en prendrai une quantité plus importante.

Et enfin, encore un apport supplémentaire, en prenant avec mon thé ou tisane de l'après-midi, une poignée d'oléagineux et un morceau de chocolat.

Bon... La diététicienne m'a prévenue qu'il se peut, comme je mange nettement moins habituellement, que pendant une semaine ou deux, je grossisse un peu. Mais que tout rentrera dans l'ordre très vite.

Alors je vais aller au-delà de ma crainte de grossir alors que je fais tant d'efforts pour maigrir, et écouter les pros. L'important, c'est que je tienne le coup physiquement, les mois qui s'annoncent vont être fatigants. Travail + sport + allers-retours à Charleville + préparation du déménagement de ma mère + démarches pour mon père (j'ai reçu la convocation pour l'audition au tribunal au courrier ce matin, c'est fixé au 29 septembre).

Je veux donc vraiment garder mon dynamisme et mon mental retrouvés:-)

Ce midi, steak haché, ratatouille (préparez-vous, de la ratatouille il y en a un énorme plat cuisiné hier par Chéri) et riz.

Oui, une partie de mon steak a été rançonnée par deux gourmandes poilues auxquelles je ne peux pas résister...

Cet après-midi, j'ai pris à 17 heures une tisane avec des amandes et du chocolat noir très puissant, et très bon. J'aime aussi le chocolat au lait, surtout praliné, mais le chocolat noir très fort j'adore.

Et ce soir, deux oeufs, des pâtes, et de la ratatouille;-)

Sinon, puisqu'il est question de bien manger, que je vous parle d'hier. Nous avions dans l'idée Chéri et moi de faire un bon déjeuner samedi ou dimanche pour fêter mon contrat. Notre brasserie fétiche est fermée... Alors là, du jamais vu... A cause du manque de touristes ? Je ne sais pas, en tout cas ils indiquent rouvrir le 31 août.

Deuxième choix, une pizzéria des Abesses qui déchire tout (tu sais Karin on y a déjà mangé deux fois après la Parisienne). Bim bam boum ils sont fermés aussi.

Du coup j'ai dit à Chéri, pas grave en fait. Et hier, nous sommes allés nourrir le chat d'une amie et sommes passés devant une brasserie où nous buvons régulièrement des cafés, mais n'avons jamais mangé.

Nous y sommes donc allés déjeuner, et ne l'avons pas regretté. La cuisine est faite maison, minute, et délicieuse.

Pour commencer, huîtres pour Chéri, et cromesquis au chorizo très fort pour moi.

Puis tartare de boeuf pour Chéri. Et pour moi, une chose que je n'avais jamais mangée, une entrecôte de cochon. Je ne connaissais pas ce morceau. Trop bon. Quant à la purée... Du beurre, de la crème, une tuerie. Et un jus de padron. Que je me suis régalée !

Je regrette en revanche d'avoir pris un dessert. D'abord parce qu'en réalité je n'avais plus faim, j'en ai donné la moitié à Chéri. Et ensuite parce que c'était un peu en dessous du niveau des entrées et plats... 

en revanche, Chéri s'est régalée avec sa gaufre, qui a été faite directement sous nos yeux. De même que le chocolat fondu.

En tout cas un bon moment comme nous les aimons. Tous les deux...

17 ans en octobre que nous nous sommes rencontrés Chéri et moi, et c'est toujours en sa seule et unique compagnie que je passe les meilleurs moments. Je n'ai jamais rencontré d'homme aussi intelligent, drôle, cultivé, attentionné, gentil... 

Allez, je vous souhaite une douce soirée. Pas sûre de repasser avant vendredi, je rentre à Paris vendredi, chez mes parents, je fais un maximum que je peux pour ma mère, et pas beaucoup le temps pour le blog...

Faire durer le plaisir

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Faire durer le plaisir

Le plaisir de l'attente ? Toujours pas de réponse. Bon, j'ai passé l'entretien avec le président jeudi dernier, si ce jeudi matin ils ne m'ont pas appelée, je les appelle. je sais qu'il doit voir l'autre candidate ce début de semaine donc jeudi ça devrait être bon... Ceci dit je me dis que ce n'est pas moi qu'ils vont choisir, et ça me fait chier. Oui, je le voulais ce poste...

Ce matin, levée tôt comme d'hab, j'ai mangé du muesli (dont vous voyez le paquet ci-dessus) dans du lait d'amande, avec un kiwi. Bien bon muesli. Moi qui n'en achète jamais, c'est l'une d'entre vous (merci ma Souris) qui m'a envoyé ce paquet pour me faire partager sa découverte. C'est bon ! Et sain.

Je me suis levée tôt ce matin, bien que couchée tard. Hier nous avons passé une chouette soirée. Avant le début de la projection en avant-première d'Adieu les cons, le film d'Albert Dupontel qui sort en octobre, nous avons eu 45 minutes de bandes annonces. Tous les films qui vont sortir d'ici la fin de l'année. Il y en a plein qui m'ont donné envie de les voir:-)

Nous avons reçu plein de cadeaux. Joli tote bag noir et jaune, il y avait des sandwiches, des confiseries et glaces à profusion, des boissons... Et puis bien sûr, il y a eu le film. Du Dupontel, grinçant, noir, tendre... Bien sûr j'ai fini en larmes quand le film s'est achevé par Albert Dupontel et Virginie Efira murmurant le titre "Adieu les cons". Allez le voir fin octobre:-)

C'était très agréable de sortir ainsi le soir, ça faisait bien longtemps, trop longtemps... J'espère qu'il n'y aura pas de deuxième confinement.

Ce matin au stade, beaucoup d'exercices de fessiers. Ca fait mal sur le coup, mais depuis février mes fesses commencent à changer, ont une jolie forme, et gagné en fermeté. Puis squats, gainage, abbdos, burpees. Sans relâche, jour après jour, heure après heure...

Il n'y a que la régularité et le travail qui paient. Ce n'est pas une séance intense de temps en temps qu'il faut, ce sont des séances régulières, et ce n'est qu'au bout de nombreux mois qu'on voit un début de commencement de changement... Pas de miracle, juste des heures et des heures et des heures de travail...

Je dis ça car sur les réseaux sociaux je vois tous ces gens qui font deux trois séances intenses avant de partir en vacances et laissent tomber en disant qu'ils n'ont pas de résultats. Ben non mon gars, les résultats tu les as sur le long, voire très long terme. Ca se saurait si on pouvait avoir un corps de rêve aux muscles harmonieux et toniques en une heure...

Tout comme les pilules miracle pour maigrir. Si tout cela existait il n'y aurait que des gens minces et musclés et toniques sur la planète.

Non, il faut un minimum d'effort... Oui ça m'énerve quand certains me disent tu as de la chance... Non je n'ai pas de chance (enfin oui, la chance d'avoir un corps en bonne santé qui répond aux exercices), mais pas la chance que ça se fasse seul non, je travaille pour essayer d'avoir une silhouette qui ressemble à quelque chose. Quand à chaque séance, pour conclure l'échauffement, avant de passer au travail sérieux, je fais cent burpees pour développer l'explosivité des muscles et renforcer le coeur, personne ne les fait à ma place les cent burpees hein !

Et ce n'est que le tout début du début du commencement. Et il n'y a pas que la silhouette qui m'intéresse, je veux aussi rester dynamique, vive, avec un coeur musclé qui bat très lentement (Entre 50 et 54 pulsations minutes au repos en ce moment), etc etc...

Un jeune homme d'environ 25 ans s'est approché de nous en fin de séance et m'a dit que depuis que le stade a réouvert, il nous observe lors de nos séances et qu'il me voit bosser dur et m'affiner. Du visage, et surtout des jambes m'a-t'il dit. J'avoue que j'étais contente. Très contente. Et Philippe aussi, qui en a profité pour me faire la morale à me dire que je dois être fière de moi... Ca c'est quelque chose qui m'est étranger. Je n'arrive pas à être fière de moi. D'ailleurs, j'ai dit au jeune homme que s'il me voit ainsi évoluer, c'est que j'ai le meilleur des coachs. Et Philippe essaie de changer ça, comme JC a aussi essayé, me rendre fière de moi. Mais ce sera dur, pour le moment, je ne vois aucune raison d'être fière de ce que je suis. Dans le sport ou tout autre domaine.

Philippe lui a dit qu'il l'a vu faire des pompes, qu'il les exécute parfaitement. Quant à moi je n'avais jamais remarqué ce jeune homme, quand je suis dans la séance, je suis vraiment concentrée. Pas le choix, sinon, pendant la proprioception par exemple, une seconde d'inattention et hop je m'écrase comme une grosse patate:-)

En rentrant du sport, j'ai bu un thé, pris ma douche, et préparé le déjeuner.

Pain "santé", avocat écrasé avec poivre et jus de citron, truite fumée et quelques tomates cerises. J'ai oublié de mettre sur la photo l'oeuf dur. Avec le reste de l'avocat au jus de citron, j'ai écrasé l'oeuf dur et mis les tomates en petits morceaux. Pas présentable mais délicieux. Et pour finir, du melon. Enfin pour commencer en réalité. Maintenant je mange les fruits en début de repas, ou une heure après la fin du repas. Et j'ai une bien meilleure digestion.

Ce matin Chéri est allé au marché, faire le plein de fruits et légumes, et a rapporté un gigot d'agneau de chez notre boucher.

Et après le déjeuner, nous sommes allés ensemble à Monoprix, faire le plein d'épicerie.

En rentrant, je me suis allongée pour lire. J'ai lu une cinquantaine de pages, les deux chattes avec moi, et je ne sais pas ce qui s'est passé, mais hop Chéri est venu me réveiller à 18 heures:-) J'ai dormi plus d'une heure et demi ! Ceci dit, je ne vais pas lutter quand enfin mon corps s'endort, alors que depuis des semaines je dors trois-quatre heures en moyenne par nuit.

Pour le dîner, Chéri a donc préparé le gigot au four, avec de l'ail. Et des courgettes aux oignons. Et des haricots blancs légèrement tomatés. Le gigot est bon ! Il y avait longtemps que je n'avais pas mangé d'agneau, qu'est-ce que je me suis régalée. Et un gigot pour deux, inutile de vous dire qu'il en reste beaucoup... Demain midi froid avec une salade, ça va être bon !

Demain si vous voulez, on parle beauté ? Depuis que je fais les séances de sport en extérieur, sans protection particulière, j'ai bronzé... Enfin, entendons-nous, un peu doré... Moi qui ai la peau si pâle, ça me fait bizarre. Sur le visage c'est bien, ça donne bonne mine, sur les bras et les jambes c'est totalement ridicule puisque ça s'arrêt à la manche du tee-shirt et au genou, là ou s'arrête le corsaire de sport.

Enfin, ce n'est pas grave, le ridicule ne tue pas:-))

En revanche, hors de question que la peau de mon visage se burine, se frippe, moi qui me suis toujours protégée du soleil auquel je suis allergique. Là, comme je suis en mouvement et que nos séances sont le matin, l'allergie ne s'est pas déclenchée et le teint légèrement doré c'est joli, mais il faut plus que jamais hydrater ma peau que je sens plus sèche que d'habitude.  D'autant que je prends minimum deux douches par jour, trois hier avec les deux séances de sport, donc hydratation essentielle.

J'ai donc mis en place un protocole intense pour hydrater et protéger, je vous montre demain ?

Passez une belle fin de soirée.

La vie continue ?

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La vie continue ?

Je suis donc allée à Charleville de mardi après-midi et retour vendredi soir. Retour folklorique, la SNCF a battu le record du monde je crois : sept heures pour faire 230 kilomètres... Pas que le train soit en panne, non, train annulé, rétabli, re-annulé... Ah non finalement faites 30 kilomètres pour aller à la gare suivante... Au guichet une dame de la SNCF m'a dit que les billets sont vendus alors même qu'ils savent que les trains ne circuleront pas...

J'ai bien d'autres soucis en tête, mais ça vaudrait la peine de faire circuler l'info, à défaut que les trains circulent... La SNCF mise sur les trains vers l'ouest et le sud, prépare les départs en vacances, en revanche certaines régions ne sont plus desservies. Carrément plus desservies....

Plus je pedalo plus je reculo aurait dit mon père...

Mon père que j'ai donc vu mercredi avec ma mère. Visite encore plus insoutenable que les précédentes...

Au diable les mesures sanitaires, mon père s'est mis à pleurer en demandant ce qu'il a fait de mal pour être ainsi enfermé et ne pas avoir le droit de nous embrasser, alors je l'ai pris dans mes bras, lui ai caressé le dos en lui murmurant qu'on ne l'abandonne pas. 

Il m'a suppliée de le ramener à la maison. L'infirmière nous a demandé de partir car il commençait à être fébrile.

Jeudi, vendredi, samedi au téléphone, il m'a répondu. De façon plus ou moins cohérente mais enfin pas pire que ces dernières semaines.

Mais hier matin, la clinique appelle mon frère, lui demandant de venir immédiatement. Mon père a fait un gros AVC. Paralysé du visage, et surtout, de la gorge, il ne peut plus déglutir. Il est donc hydraté, et nourri par sonde gastrique.

Mon frère est allé voir ma mère en sortant de la clinique... Pour lui annoncer. Mon père ne parlera plus...

Ce matin, nous avons pu parler au médecin. Ils vont essayer de rééduquer la fonction de la déglutition, mais la parole ne reviendra pas... Les AVC vont être de plus en plus fréquents et agressifs. Cela fait des années que mon père enchaîne les "petits" AVC. C'est la base de la démence vasculaire, la maladie dont il souffre. Cela détruit les fonctions cognitives, c'est très similaire à la maladie d'Alzheimer, et un des AVC finira par le tuer.

Le médecin a dit que cela évolue très vite depuis quelques jours, et que si l'on n'est pas encore en soins palliatifs, on s'en approche. Que nous devons nous préparer... pour dans quelques semaines à quelques mois...

Il n'est plus question d'années, contrairement à la semaine dernière... Il nous a aussi conseillé de suspendre pour le moment la recherche d'EHPAD.

Mon frère va retourner le voir avec ma mère... Hors de question de laisser ma mère le voir seule, mon père a le visage déformé m'a dit mon frère...

Quant à moi, je passe jeudi après-midi l'entretien avec le Président de la société dont j'ai déjà vu la DRH et la Directrice Générale la semaine dernière, donc je partirai pour Charleville avec Chéri vendredi matin.

Je fonctionne sur pilote automatique, je suis terrifiée à l'idée de perdre mon père et en même temps ce qu'il subit en ce moment ne s'appelle pas vivre alors...

J'ai appelé mon oncle, le frère de mon père, qui naturellement veut voir son frère. Son grand frère, ils ont 11 ans d'écart et c'est mon père qui l'a élevé, qui a commencé à travailler à 14 ans pour subvenir aux besoins de son petit frère, renonçant aux études... Mais avec ces putains de mesures sanitaires, pour le moment mon oncle ne peut pas voir son frère. Je suis en train de me démener pour que mon oncle, qui habite en région parisienne puisse au moins  avoir une visite. Un quart d'heure pour dire au-revoir à son grand frère...

Je pleure en écrivant, je ne savais pas qu'on pouvait souffrir et pleurer autant.

Les parents de Chéri m'ont appelée cet après-midi pour savoir s'ils pouvaient passer. Ils ont passé le week-end à la campagne et ont à nouveau cueilli des cerises et nous en ont apporté. C'est un tel décalage... La vie continue... Les parents de Chéri savent que la cerise est mon fruit préféré et m'en ont gentiment cueilli hier...

Chéri, lui, pour supporter la situation, cuisine... Chéri est très proche de mes parents, et pratiquement aussi triste que moi. Alors hier il est allé acheté un ananas Victoria et a fait un ENORME clafoutis... Alors que ni lui ni moi n'avons d'appétit. Mais peu importe, on fait en ce moment ce qu'on peut pour garder la tête hors de l'eau.

Ce que je vais écrire va sans doute vous paraître étrange, peut-être méchant je ne sais pas, mais là, vraiment, j'ai envie de retravailler... Me lever chaque matin, me préparer, passer la journée à travailler, ça me manque terriblement. Et plus encore en ce moment. Suis-je un monstre ? Ou est-ce l'instinct de survie ?

En tout cas, je vous rassure, je ne suis pas dépressive. Je suis triste au-delà des mots, au-delà de ce que je pouvais imaginer, mais ce n'est pas la dépression qui revient, ça je fais la différence. Et je ne suis plus sous anti-dépresseurs depuis bien longtemps maintenant, et je n'éprouve pas le besoin de cette "béquille" qui m'a tant aidée lors du burn-out. Je n'ai pas faim, mais j'essaie, même si ce sont de petites quantités, de manger. Pas question que je m'affaiblisse, je dois rester forte pour les allers-retours à Charleville etc...

Et pour le sport. Je ne laisserai pas tomber le sport, aujourd'hui moins que jamais !

Alors ce matin, j'ai mangé quatre cuillères à soupe de flocons d'avoine, que j'ai faits cuire dans du lait d'amandes. Avec une mini banane.

Ce midi, laitue, tomates cerises, radis, oeuf dur et jambon blanc.

Ce soir, de la ratatouille (vu la quantité faite hier, j'en ai pour un grande partie de la semaine), du riz nature. Des cerises.

J'espère que tout le monde va bien. Très bonne soirée.

Je vous raconte vite fait

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Je vous raconte vite fait

Ce matin, record battu, je me suis levée à deux heures et demi...

Vers six heures j'ai pris un café et un petit déjeuner. Pain intégral, beurre, pastèque, cerises.

Je me suis préparée, ai "révisé" les infos collectées ces derniers jours sur l'entreprise et suis allée à mon rendez-vous. Je suis arrivée à 8h15 pour 8h30, et ai attendu 8h25 avant d'entrer. C'est aussi impoli d'arriver en avance que d'arriver en retard.

J'ai tout de suite été accueillie par la DRH qui m'a fait passer l'entretien jeudi dernier, et m'a conduite dans une salle de réunion où se trouvait déjà la Directrice Générale.

L'entretien s'est bien passé. Cependant je trouve que j'ai été moins bonne que jeudi dernier, fatigue et stress accumulés... Ceci dit, mon intérêt pour le poste est encore plus vif.

Je devais avoir la réponse très rapidement, car l'entretien devait se dérouler avec la DG mais aussi avec le Président. Or celui-ci, retenu en province, ne sera à Paris qu'à partir de mercredi prochain. La DG m'a dit "je ne peux finaliser un recrutement sans que le Président ne vous voie". 

Comment interpréter cette phrase ? Que pour elle, je suis la candidate qu'elle veut ? Je ne sais pas, je ne sais plus quoi penser... Je suis trop fatiguée pour analyser correctement... Alors je vais sagement attendre une semaine, et advienne que pourra.

Je suis vite rentrée (bon, 10 minutes à pieds, c'est le top), me suis changée et hop, j'ai rejoint Philipe au stade. Après la séance d'escaliers d'hier, aujourd'hui, focus sur gainage et fessiers... Pas sûre d'avoir encore des fessiers demain, là ce fut vraiment intense... Et pour finir la séance, le Bring Sally UP Challenge :-)))))))))))))))

Philippe ne me l'avait pas fait faire depuis la semaine dernière. Et bien de 1 minute 24, je suis passée à 1'51:-)))))))))))))  J'y arriverai aux trois minutes 30, je me le suis promis, pour quand Philippe rentre de ses premières vacances fin juillet !

Et ensuite, je sais qu'il a plein d'autres défis sous le coude. J'aime tellement les challenges !

Je suis rentrée à midi, et ai regardé les trains pour aller à Charleville demain matin. C'est simple, IL N'Y EN A PAS. J'ai juste trouvé un TGV tout à l'heure à 18h30, c'est pour ça que je suis venue vous raconter vite fait mon entretien en plein après-midi.

J'ai donc pris ma douche, me suis rhabillée pour la troisième fois aujourd'hui (ce matin pour l'entretien, puis tenue de sport pour la séance, puis robe légère et confortable pour prendre le train).

J'ai appelé la clinique de mon père, comme je vais le voir demain, pour savoir s'il y a besoin de produits de toilette en plus du linge propre. Ai appelé sa mutuelle. Ai parlé avec deux directrices d'EHPAD... Et maintenant je m'en vais aller prendre le train pour passer trois jours avec ma mère. Jeudi elle passe une fibroscopie, c'est pour ça que je tiens à être à Charleville pour l'y conduire, aller la chercher, veiller à ce que la nuit suivante se passe bien.

Comme à chaque fois que je vais à Charleville, j'irai lui faire de grosses provisions. Et demain donc, je l'accompagnerai à la visite hebdomadaire à mon père. Ils n'ont pas encore assoupli les règles sanitaires...

J'emporte mon ordi, je ne promets pas de repasser par ici, souvent je profite d'être chez mes parents pour faire le plus de choses possibles pour ma mère. Je rentre à Paris vendredi soir, je veux être avec Chéri pour le week-end.

Passez une belle fin de journée.

On le fait ?

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On le fait ?

Comme chaque année depuis que cette course a été créée, en 2016, je vais... je veux la courir. Peu importe le chrono, cette course est avant tout une magnifique aventure humaine à vivre tous ensemble. 

Chacun à notre façon, en courant, en marchant, en offrant quelques euros... Pour offrir, c'est par ici.

Chacun des euros que je vous demande est intégralement reversé à l'Institut Marie Curie.

Et bien évidemment tous ceux et celles qui voudront venir avec moi passer cette formidable soirée le 21 novembre sont les bienvenus... Pour marcher, pour courir, ou juste pour partager avec moi, avec les coureurs, avec les malades, avec les familles, avec les amis, avec les soignants, cette si forte et émouvante course sur les quais de Paris, à la nuit tombée.

Chaque année, la même émotion m'étreint, du moment où je vous demande d'aider l'Institut Marie Curie jusqu'à la ligne d'arrivée.

Alors, une fois encore, relevons le défi tous ensemble vous voulez ?

La Course des Lumières

Un nouveau lundi

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Un nouveau lundi

Ce matin séance d'escaliers aux Tuileries, j'adore... surtout à la fin de la séance Philippe m'a lancé un petit défi tout mimi. Monter en une minute le maximum de fois "nos" escaliers, constitués de 16 marches. La première fois, j'ai fait cinq montées et descentes, six la deuxième....

Demain matin, rendez-vous au stade, j'aime tellement que nos séances soient si variées.

Avant la séance, j'ai bu un café, après la séance, un thé. Pas de petit déjeuner. Cette semaine, c'est sans petit déjeuner, uniquement deux repas par jour. 

Au déjeuner, ratatouille, deux oeufs et kiwi.

J'ai passé l'après-midi au téléphone à relancer tous les organismes pour les dossiers concernant mes parents... Ca n'avance pas vite...

Et à 16H30, coup de téléphone. Ma mère est aux urgences. Elle est tombée, s'est arrachée le menton.Les pompiers l'ont emmenée aux urgences pour des examens. Scanner de la tête, elle a mal à la tête, radio des mâchoires. Suspicion de côtes cassées. Il devient urgent que ma mère déménage, tout devient urgent !

Mon frère est quand même à une heure de route, et moi, avec les deux-trois trains quotidiens vers Charleville (quand ils ne sont pas annulés), il me faut au moins une demi journée pour arriver. Et même si je loue une voiture pour y aller, avec la circulation pour sortir de Paris, il faut au minimum quatre heures... Ou alors je vais en train à Reims, je loue une voiture à Reims... Bref, une expédition quel que soit le moyen choisi... 

Alors que des TGV Paris-Reims avec un trajet de 45 minutes, il y en a toutes les heures... C'est la portion Reims-Charleville qui est inexistante. Et je ne parle pas d'argent, mais un Paris-Charleville, vu que c'est une ligne peu rentable, coût plus cher qu'un Paris-Bordeaux ou un Paris-Marseille. Donc ça fait un joli budget...

Donc, d'ici cet automne, il faut que ma mère soit à Reims, à quelques pas de chez mon frère, et 45 minutes de TGV pour moi. Et naturellement que mon père soit à Reims, dans un établissement en plein centre, que ma mère puisse aller le voir souvent. Mon frère habite en plein centre de Reims, près de la gare, ma mère pourra aussi venir passer des séjours chez nous à Paris. 

Ma mère a tellement hâte de déménager, être seule dans la maison lui est devenu insupportable. Elle veut être près de nous, près de son mari, elle est terrifiée.

Inutile de vous dire que je n'avais pas vraiment faim pour le dîner. Chéri, ayant peur que je ne mange pas s'est mis à cuisiner des pâtes au pesto. Il sait comme j'aime le pesto, avec plein plein plein de basilic. Alors j'ai mangé des pâtes au pesto, avec des haricots plats sautés dans de l'ail:-) Et je me suis régalée.

Passez une douce soirée. 

Je ne lâche rien

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Je ne lâche rien

Que dire ? Voilà presqu'un mois que je me débats entre tristesse incommensurable, allers retours extrêmement compliqués (zone rouge, plus de cent kilomètres, justifications à n'en plus finir, plus de quatre heures pour aller à Charleville contre une heure et demi en temps ordinaire), démarches auxquelles on n'a jamais pensé avant d'être brutalement confronté à la préparation de fin de vie, comptes...

Je vais à Charleville seule à chaque fois, puisque le médecin et l'hôpital me font des dérogations pour aller m'occuper de mes parents, mais pas de dérogation pour Chéri, qui est leur gendre.

Je vous en parlerai au fur et à mesure, mais là, ces jours ci,  je ne suis pas capable d'écrire sur mon père, sur ma mère, en parler me fait déjà si mal, alors poser des mots qui resteront, m'est viscéralement impossible.

Tout est en cours, ralenti par les déplacements compliqués et les nombreux services médicaux et administratifs fermés depuis mi-mars, qui commencent à réouvrir mais ont beaucoup de dossiers en retard.

J'assure ce qu'il faut assurer, les rendez-vous, les négociations, les réponses aux convocations, mettre les choses en place, recevoir les agents immobiliers, discuter avec les administrations, la banque, rassurer ma mère, remonter le moral, j'assure avec le sourire... mais souvent les larmes jaillissent, je ne savais pas avoir autant de larmes, je ne savais pas pouvoir éprouver une telle tristesse. 

Dormir n'est plus qu'un lointain souvenir... Les cauchemars sont mes plus fidèles compagnons en ce moment. Ils me rongent...

Nous n'avons toujours pas pu voir mon père... Il est seul dans un endroit qu'il ne connaît pas, il ne sait pas où il est, lors de ses rares moments de lucidité au téléphone il me dit que je suis sa fille, que je dois venir le chercher, puis il repart dans son monde, seulement je ne sais pas où est son monde... Il nous oublie... Ne pas pouvoir le voir fait qu'il nous oublie encore plus vite, on ne peut pas entretenir les liens que nous enseignent le neurologue, le kiné, la psychomotricienne...

Pendant ces semaines, je me suis accrochée au sport, le seul moment de la journée pour moi, moi seule, le seul moment où je peux expulser rage et chagrin sans me soucier du reste. Cinq fois par semaine, une heure en visio avec Philippe, chaque jour une heure de marche. La semaine prochaine, Philippe viendra à la maison, ce sera mieux qu'en visio malgré tout, et j'espère que les nouvelles annonces du 2 juin autoriseront la réouverture des stades et parcs dans Paris.

Je n'ai pas compensé mon chagrin et ma colère (oui, je suis loin encore de l'acceptation, je suis dans la colère) en mangeant, ou en ne mangeant pas. La nourriture n'est plus un exutoire, je me rends compte que j'ai une force vive que rien ne peut éteindre. Elle peut vaciller, être moins lumineuse, mais elle est là, quoiqu'il arrive, chevillée à mon corps.

Alors je vais à nouveau vous parler sport et alimentation. C'est une surprise totale pour moi de me rendre compte que le travail fait ces dernières années pour différencier la nourriture des émotions a plutôt fonctionné... Fut un temps où je me serais emplie de nourriture pour anesthésier quelques instants la douleur. Ce n'est plus le cas. Je continue à perdre les kilos pris avec le burn-out et les anti-dépresseurs. Doucement, environ un kilo par semaine.

Je mange très simplement, des produits bruts, que je cuisine sans chichi. Des protéines suffisamment pour ne pas perdre de masse musculaire, beaucoup de légumes, un peu de féculents, de fruits, voilà...

Avec Philippe, nos séances sont basées exclusivement sur les exercices au poids du corps, mes muscles s'affinent, s'allongent, mon ventre s'aplatit, mon corps change harmonieusement.

Alors je vais revenir poster mes repas... Si cela vous intéresse, j'en suis très heureuse. Si cela ne vous intéresse pas, vous m'en voyez désolée;-) Mais c'est l'essence même du blog depuis sa création, l'alimentation.

Si vous pensez que je mange bien, sainement, suffisamment, j'en suis heureuse. Si vous pensez, sans même lire ce que j'écris, sans même regarder ce qu'il y a dans mon assiette, juste parce que vous avez décidé une fois pour toutes que je ne mange pas, que je m'affame, je ne me battrai pas pour vous convaincre du contraire. Je mange absolument tous les macros nutriments dont mon corps a besoin, en respectant mon activité sportive et surtout en tenant compte de ma hernie hiatale. Donc je ne me battrai plus pour vous convaincre que oui je mange assez pour une femme de mon âge, ma corpulence, mon activité etc... Et que peut-être ce sont la majorité des personnes qui mangent plus que ce dont leur corps a besoin... On peut en parler;-)

Je ne me battrai plus pour vous convaincre que je mange des aliments que j'aime, que je prends plaisir à composer mes repas, que mes goûts et besoins ont changé au fil de ces années. Que je m'accorde quand j'en ai envie des repas moins simples, sans me soucier de l'équilibre ni de l'amincissement.

Ceci dit, oui il est certain que la plupart de mes repas sont réfléchis, en fonction du poids que je veux perdre. Et de mes objectifs sportifs. Oui j'ai des objectifs sportifs ! Des rêves, peut-être trop ambitieux, mais je mets tout ce qui est à ma portée pour réaliser mes rêves. Là encore, si cela vous intéresse quand j'en parle cela me ravit, si le sport vous ennuie, désolée...

Ah oui, c'est de cela dont il faut que je vous parle dans un autre article. Car certains d'entre vous estiment que je n'ai pas/plus de poids à perdre. Or, suite à mon opération du ménisque en mars, je vous parlerai du suivi opératoire, et du poids...

Ce que j'ai changé ces dernières semaines, c'est que maintenant, je cuisine pratiquement sans sel, je ne bois plus qu'un seul café, le matin en me levant. Après le sport, en prenant mon petit déjeuner  je bois un thé vert. Puis au fil de la journée, je bois deux à quatre tisanes, selon les jours et mes envies. Je me suis prise de passion pour la marque Les 2 Marmottes, j'aime beaucoup leurs tisanes.

Tous ce que je mange, est frais, légumes, fruits, viande, poisson, sauf rares exceptions, parfois du surgelé, parfois de la viande ou du poisson du supermarché et non de chez le boucher ou le  poissonnier, auquel cas je préciserai.

Comme toujours, vous pouvez commenter, dire que vous n'aimez pas, argumenter, me dire que vous n'êtes pas d'accord avec ce que j'écris. Ça a toujours été le principe, on échange, on discute etc...

Alors, ce matin, en me levant, un café. Puis après la séance de sport, oeuf au plat, jambon blanc et kiwi.

Ce midi, sauté de veau avec une sauce crémée. Champignons de Paris avec oignons et pousses de civette. Riz basmati nature.

Et ce soir, laitue iceberg, coleslaw, radis, filet mignon de porc fumé. Puis de la compote de pommes que j'ai faite, avec une cuillère à soupe de sucre pour cinq pommes.

Très bonne soirée à vous tous, j'espère que tout le monde va bien ?

Le point de non retour est arrivé

Publié le par imaginer

Désolée d'avoir été absente depuis plusieurs semaines.

Ce que je redoutais est arrivé. Et pas au bon moment donc.

Mes deux parents sont hospitalisés. Pas pour le COVID-19.

Ma mère dans un hôpital, car à bout de forces de s'occuper totalement seule de mon père depuis le début du confinement, mon père dont l'esprit s'échappait de plus en plus loin et de plus en plus souvent, ma mère donc, est tombée d'épuisement. 

Elle est tombée, littéralement, en vomissant du sang. Mon père, l'esprit absent, la regardait, en disant qu'il n'avait pas eu son dîner.

Ma mère a tout juste eu la force d'appeler mon frère, qui m'a appelée. Moi, plus pratique, j'ai appelé leur généraliste, qui y est immédiatement allée, et a fait hospitaliser ma mère, tout en me parlant au téléphone. Je lui ai dit qu'on ne pouvait pas laisser mon père seul pour la nuit, et coup de chance, les médecins de famille en province sont non seulement adorables au point de se déplacer chez leurs patients quels que soient le jour et l'heure, mais en plus, ne laissent pas tomber les familles.

Le coup de chance, c'est que le mari de la généraliste de mes parents est chef de service du service gériatrie d'un hôpital des Ardennes (distant de 25 kilomètres de chez mes parents, et donc de celui où est hospitalisée ma mère). Son mari, bien que n'ayant pas de place dans son service, a fait venir mon père en disant qu'il allait s'en occuper.

J'ai appelé les voisins de mes parents, qui ont pris la clé de la maison tandis que mes parents partaient en ambulance. J'ai appelé la femme de ménage qui est venue le lendemain remettre la maison en ordre, nettoyer le sang etc...

Pour ma mère, ce n'est pas trop grave. Une méchante inflammation de la vésicule biliaire, un érysipèle de la jambe droite, une anémie sévère et un épuisement terrible.

Elle a dormi trois jours pratiquement non-stop. Elle va mieux, l'inflammation de la vésicule est enrayée grâce aux antibiotiques. Ils ne veulent pas opérer à chaud, notamment à cause de sa faiblesse, ce sera donc pour après... Après quand ? Je ne sais pas.

L'érysipèle a bien dégonflé, la jambe a retrouvé de la mobilité, la fatigue s'estompe, elle dort beaucoup, mange bien...

Mon père...en revanche... Et bien mon père ne rentrera plus jamais à la maison. Ce fut un choc d'une violence terrible pour ma mère quand on le lui a dit, ils fêtent cette semaine leur 63e anniversaire de mariage. 

Mon père, quant à lui, ne se rend pas compte. Il a oublié qu'il a des enfants... Et, plus grave, en moins d'une semaine, a oublié ma mère et ne réclame plus de rentrer chez lui. Il va être transféré mercredi prochain dans une "maison transitoire" pour cinq semaines.

Ce qui nous laisse jusqu'à début juin pour trouver une solution définitive. Une Epahd spécialisée avec un service ouvert et un service fermé, car mon père s'enfuit trop...

J'ai longuement parlé avec le chef de service, qui m'a dit que les nombreux petits AVC que mon père a eus ces dernières années ont abîmé le cerveau et provoqué une démence vasculaire en train d'arriver sur un début d'Alzheimer. Il n'est donc plus question de le laisser à la maison, même avec des aides médicales. Trop dangereux, car il essaie de s'échapper la nuit, c'est ça qui a tant épuisé ma mère ces dernières semaines. Car lui dort toute la journée et s'agite la nuit, ce qui fait que ma mère, elle, ne dormait pas du tout.

Et même si des auxiliaires de vie se succèdent 24h/24 ça n'ira pas, il faut des structures et du personnel spécialisés.

Voilà les dernières nouvelles chers tous...

Il faut absolument que j'obtienne cette dérogation pour aller une semaine à Charleville, ma mère est terrifiée, je dois, je veux l'aider à prendre ces nouveaux repères. Et il va y avoir beaucoup de dossiers à remplir, de démarches à effectuer...

Hors de question d'aller visiter mon père qui est pour le moment dans un hôpital. 

Je reviens dès que je peux.

Prenez soin de vous, plus que jamais.

Voilà, c'était tellement simple

Publié le par imaginer

Voilà, c'était tellement simple

Ah ben oui, pourquoi personne n'y a pensé avant ? Ce matin aux infos, pendant que j'attendais le début de ma séance de sport qui n'était qu'à 10h30, un médecin est venu nous expliquer qu'il a trouvé LA solution.

Pas un vaccin contre le Covid-19 malheureusement, mais LA solution à la question que des centaines de milliers de gens ont apparemment posé sur le site du gouvernement "Comment ne pas sortir obèse (ou le devenir) pendant le confinement ?"

Me semble que le site du gouvernement ouvert pour poser des questions sur le quotidien actuel mériterait de vraies questions, mais bon, admettons que cela préoccupe les gens, et que tous ces gens n'aient jamais entendus parler de diététique avant le confinement.

Le médecin a donc expliqué pour pour ne pas grossir pendant le confinement, c'est simple :

- Ne pas passer ses journées à confectionner des gâteaux que l'on expose fièrement sur les réseaux sociaux (et qu'on mange ensuite)

- Manger un maximum de légumes

- Ne pas négliger les protéines

- Ne consommer des féculents que trois fois par semaine

- Ne pas manger de pain à tous les repas

- Ne pas manger plus de deux à quatre fruits par jour, car au final, c'est du sucre

- Eviter les produits transformés

- Bouger un minimum

- Et surtout en cette période de confinement où notre métabolisme brûle nettement moins qu'habituellement, réduire les portions habituelles

Alors là, je dis bravo... tous les journalistes étaient béats d'admiration. LA découverte du siècle, voire du millénaire...

Quand c'est moi qui le dis sur ce blog, je me fais démolir à n'en plus finir... Pourtant tout le monde, tous ceux qui s'improvisent nutritionnistes devaient le savoir non, qu'il n'est pas indispensable de manger du pain ni des pâtes/riz/pommes de terre/fromage/gâteau à chaque repas.

Enfin voilà, c'était la révélation du jour. Ou l'art d'enfoncer des portes ouvertes...

Alors, ce matin, comme ma séance de sport était à 10h30 et que je préfère être à jeun (ça en revanche n'engage que moi, cela dépend de chacun de préférer manger ou pas avant le sport), nous avons fini à 11h40, le temps de prendre ma douche, masser et glacer le genou, bref, nous étions rendus à 12h30, je suis passée directement au déjeuner. Auquel j'ai ajouté les fruits que je mange habituellement au petit déjeuner.

Cet après-midi j'ai marché 50 minutes, ça s'améliore de jour en jour, mais toujours impossible d'aller plus vite. Paraît que ça va revenir la vitesse...

En fin d'après-midi mon téléphone sonne. Numéro masqué. En général je ne réponds pas aux numéros masqués, mais là, allez savoir pourquoi je me suis dis on ne sait jamais, et j'ai répondu.

Bien m'en a pris. C'était le chirurgien qui voulait savoir comment va mon genou, deux semaines et demi après l'opération.  Je lui ai détaillé mes glaçages, massages, exercices de rééducation, il a tout confirmé.

J'en ai profité pour lui demander s'il est normal que les petits fils qui dépassent ne soient toujours pas tombés. Car à l'intérieur ce sont des fils résorbables, et ceux qui dépassent sont censés tomber quand ceux de l'intérieur seront résorbés et ne les tiendront plus.

Il m'a dit que ça va venir, ne surtout pas m'inquiéter pour ça. Je l'ai à nouveau remercié de m'avoir opérée ainsi in extremis.

Ce soir au dîner, saucisse de poulet (faite par le boucher, pas industrielle) et haricots verts frais, revenus dans une échalote.

Comme vous le voyez sur la photo de titre, Philippe s'est amusé en fin de séance. Il m'appelle toujours SA vaillante et m'a dit qu'il est fier de ce que j'ai supporté pour la rééducation, sans broncher. En même temps, avoir mal au genou n'est pas bien grave au regard du reste... Et je sais que je suis dure à la douleur, et surtout très très motivée...

Passez une douce soirée, j'espère que tout le monde va bien:-)

Je termine mon infusion et vais me coucher. Lire et essayer de dormir tôt, je dors très très peu en ce moment. Et demain, cinquième séance de la semaine et GROS concours d'abdos;-)

Je me suis pesée

Publié le par imaginer

Je me suis pesée

Donc maintenant je ne me pèse que les 1er et 15 de chaque mois. 

Alors ce matin... Je m'attendais à une perte minime, voire pas de perte. Car j'ai été opérée le 16, suis restée une semaine complète immobilisée, et la semaine dernière, sans sortir, et séances de sport consistant pour partie en rééducation, pas vraiment intenses donc...

Et bien... j'ai perdu 1,1 kilo. Bon, pas beaucoup en deux semaines, mais au moins c'est de la perte. Ce qui fait pour le mois de mars 3,2 kilos. Quand je pense aux dix jours immobile et sans aucune activité ça me convient bien.

Depuis lundi, les séances de sport sont redevenues de vraies séances de sport:-) Très très différentes de celles que je faisais avec JC. Pas de matériel, uniquement le poids du corps, waouh j'adore !

Et j'ai donc repris la marche. Commencé à 30 minutes en fin de semaine dernière, j'augmente un tout petit peu chaque jour, 40 minutes aujourd'hui. Je marche toujours très lentement, dès que j'accélère un peu mon genou me rappelle à l'ordre de toute façon.

Mais quel plaisir de marcher !

Je sors seule, avec attestation et pièce d'identité. Là encore, chacun fait comme il veut/peut. Ceux qui ne peuvent s'empêcher de sortir à plusieurs, et bien qu'ils sortent à plusieurs. Le problème n'est pas d'attraper le Covid-19 il est bien évident que si l'un des membres de la famille l'attrape, toute la famille en confinement avec lui l'attrapera aussi.

Non le problème, c'est le risque de transmission multiplié. Mais ça, le personnel soignant l'explique mille fois mieux que moi...

Depuis le premier février où j'ai commencé à bosser avec Philippe, et changé mon alimentation par rapport à la hernie hiatale, donc en pile deux mois, j'ai perdu 7,2 kilos. C'est une perte très douce, moins d'un kilo par semaine...

Mais au moins c'est une perte, je suis affolée quand je vois sur les réseaux sociaux les gens qui font des gâteaux tous les jours, et ne comprennent pas avoir pris cinq kilos depuis le début du confinement... Dans quelques semaines/mois, les nutritionnistes et profs de sport font faire fortune...:-)) Bref, chacun gère comme il peut cette période inédite...

Mais qu'on ne vienne pas me reprocher de NE PAS VOULOIR prendre de poids pendant le confinement... Chacun fait comme il veut/peut, je le redis, moi comprise. 

Dans la commande que j'avais passée à Monoprix la semaine dernière et qui nous a été livrée ce matin, il y avait les choses que nous achetons d'habitude pour une dizaine de jours. Pas de provisions de farine/sucre/oeufs pour faire des gâteaux, pas de biscuits, bonbons, chocolats etc... Litière, nourriture pour les minettes, gels douche, poulets, oeufs, jambon, chair à saucisse, boîtes de thon au naturel, laits végétaux, quelques bouteilles de vin pour Chéri. Le seul article que j'avais commandé et qui est en rupture, étrangement, c'est un flacon de liquide vaisselle.

Pour les fruits et légumes, primeur en plein air. Pour le poisson, poissonnier en plein air. Le boucher, idem, pas besoin de rentrer dans sa boutique sa vitrine est ouverte.

Je vais dès demain m'atteler à trouver une enseigne qui proposera un créneau de livraison en fin de semaine prochaine, ce qui n'est pas chose aisée...

Alors, ce matin en me levant, café et jus de citron.

Après la séance de sport, petit déjeuner.

Au déjeuner, une salade ultra simple.

Cet après-midi j'ai fait une sieste. Enfin au départ je me suis allongée pour lire, et hop je me suis endormie une heure. Je dors peu en ce moment, à peu près cinq heures par nuit, alors si après sport et marche je dors une heure d'un bon sommeil, je prends:-)

Ce soir, Chéri a fait griller deux blancs de poulet. Des Linguine. Des champignons pour ajouter au reste de champignons carottes et sauce crémée du lapin de lundi soir.

Longtemps que je n'avais pas mangé de pâtes, je me suis régalée !

Je me suis servie une portion relativement petite, mais je n'ai pas pu la finir, j'ai calé. Chéri aussi a ce phénomène d'avoir beaucoup moins faim depuis le début du confinement. 

J'ai fini avec une tisane...pas joli joli me voilà adepte des tisanes:-))

J'espère que tout va bien pour vous ?

Passez une douce soirée.

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