Dormir

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Dormir

Il faut vraiment que je me penche sur mon sommeil. Depuis quelques semaines je dors mal, très mal. Alors certes, mon genou me lance et ça me réveille à plusieurs reprises dans la nuit, certes je me suis fait du souci pour Chéri, certes je cogite sur le boulot... mais jamais de ma vie, même à des périodes vraiment sombres, je n'ai si mal et si peu dormi...

Le sommeil m'a toujours sauvée, permis de tenir dans toutes les situations car je dormais bien, d'un sommeil récupérateur.

En ce moment, je ne me couche pas avant une heure du matin et à cinq heures max je suis éveillée. Ce matin encore à 5h30 j'étais prête, douche prise, en tenue de sport, en train de boire mon café. Alors que ma séance de sport n'était qu'à huit heures, à la maison en plus, donc aucun temps de déplacement.

En effet vu la pluie, nous étions convenus hier soir que Philippe vienne à la maison. Et là, quelle séance... Bon, j'ai pris ma revanche au concours d'abdos, j'ai gagné aujourd'hui, mais la vache, ça brûlait !! Seul le mental et l'orgueil m'ont empêchée de lâcher pendant les deux dernières séries. Il les fait de plus en plus longues les séries en plus !!

Et, grande joie, les étirements commencent à porter leurs fruits. Après la joie de toucher terre en me pliant jambes tendues, ce matin j'ai pu m'asseoir sur mes talons. Jamais je n'y suis arrivée de ma vie ! Mes fessiers restaient à au moins dix centimètres de mes talons !

Autre joie, les pompes. J'ai fait 25 pompes d'affilée. Des vraies de vraies, pas à genoux. Philippe m'a dit que vraiment, je suis incroyablement musclée (hé oui quand même on n'a pas fait semblant de bosser avec mon JC)... Pas tant de femmes que ça qui font des pompes sur la pointe des pieds. Je vais aussi les travailler seule, entre deux séances les pompes, car ça fait travailler tout le corps, et ça affine les muscles des bras.

Bon là, je le vois demain matin au stade, à priori demain il ne doit pas pleuvoir. Mais ensuite je ne le revois que mardi alors il va me donner de jolies séries de pompes, abdos, gainage à faire entre-temps. Et toujours les étirements pour m'assouplir.

Je fais tout cela avec bonheur, même si c'est dur, répétitif, mais je sais que cela va renforcer mes points faibles, affiner ma silhouette en attendant de courir. 

A la fin de notre "concours" d'abdos, je me suis mise à pleurer. Totalement incontrôlé. Ces séries ont été tellement difficiles, les abdos me brûlaient, et les deux dernières séries, je les ai faites au mental, alors les larmes sont sorties... Philippe m'a dit que c'était normal, que je crie, que je pleure, que j'aie la chair de poule, envie de vomir, tout cela est normal.

Il m'a dit que j'ai beaucoup progressé en un mois, en souplesse, en légèreté, en proprioception, en équilibre... 

Après la séance, à neuf heures, mon café du matin était loin. Je me suis fait un thé vert, et ai déjeuné d'un petit bol de la compote de pommes faite hier, plus quelques amandes.

Ensuite, j'ai fait mon dossier d'admission à la clinique. Maintenant ça se fait en ligne les admissions pour les opérations.

Pour le déjeuner, exactement comme hier soir. Poulet, haricots verts, brocolis, champignons vapeur. En petites quantités je vous l'accorde:-) Avec une infusion.

Et au dîner, une petite salade, suite et fin du poulet, salade et tomates cerises. Puis une infusion.

C'est dur, je ne vais pas vous cacher que c'est dur...

Demain matin séance de sport donc. Puis nous partons en tout début d'après-midi pour Charleville.

Je vous souhaite donc un excellent week-end:-)

On en parle de mon rêve ?

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On en parle de mon rêve ?

Vous voyez le petit compteur en bas à gauche de l'image ? 220 jours... Dans 220 jours ce sont les 20 kilomètres de Paris. Je rêve de les courir depuis plusieurs années. Si certains se souviennent, je m'y suis inscrite il y a trois ans, me suis préparée seule, mal, me suis blessée, ai enchaîné les blessures et pfffuuuiiiiittttt adieu le rêve...

Et depuis cet enchaînement de blessures qui a commencé il y a trois ans, je n'ai jamais vraiment recouru. Et en janvier 2020, ça a commencé à me (re)trotter dans la tête. Et j'y pensais, pensais pensais... J'en ai parlé à JC. Qui n'aime pas la course à pieds et m'a dit ne pas maîtriser le processus de préparation d'une telle distance... 

Et j'ai rencontré Philippe le premier février. Et il m'a intégrée à son équipe. Et je lui ai parlé de mon rêve...inaccessible. Il m'a dit que non, ce n'est pas inaccessible. Que lui peut m'y amener... Il a posé ses conditions :  que je me soigne correctement, quand je lui ai parlé de mon mal récurrent au genou, et que je m'affine... sérieusement.

Une fois soignée, une fois amincie (lui disait 10 kilos, le chirurgien a été plus radical) il m'a dit que oui, je pourrai les courir ces 20 kilomètres.

Avec une préparation adaptée, en écoutant ce qu'il dit, ce qui signifie savoir intégrer la récupération, sans me précipiter en force (il a vite compris ma façon de procéder). Ça veut dire aussi travailler le renforcement musculaire pour allonger et affiner les muscles, ça veut dire tout reprendre à la base avant de courir. Ca veut dire faire des milliers de montées d'escaliers, des milliers de gammes, des milliers d'abdos spécifiques, des milliers de talons-fesses, des milliers de petits pas, de la proprioception, avant même de commencer à trottiner.

Il m'a dit qu'il se donnait quelques semaines pour voir si j'étais aussi motivée que je le dis, et me confirmer si oui ou non lui et moi franchirions ensemble cette putain de ligne d'arrivée de mon putain de rêve.

Et depuis le premier février, j'en ai aligné des montées d'escaliers, des gammes, des extensions, des abdos, des exercices de proprioception. Tôt le matin, sous la pluie, dans le froid, sans râler. Euh si... en râlant et en l'insultant même... ce qui lui a montré ma détermination et l'a beaucoup amusé;-)). Une insulte égale une série de marches ou d'abdos en plus, et le pire c'est que je le fais;-)

Alors hier, quand je l'ai appelé pour lui dire qu'après l'opération du 16 mars, à partir du 13 avril, juste après le week-end de Pâques, selon le chirurgien je serai apte à reprendre la course en toute prudence, il m'a dit banco, on s'inscrit.

J'en ai pleuré de joie. Il m'a dit aussi que je vais en baver comme jamais, que ce que nous avons fait jusqu'ici n'était qu'un échauffement minime de reprise...

Et vous me connaissez, j'ai adoré qu'il me dise ça. Donc voilà, nous sommes inscrits tous les deux. Je vous raconterai les entraînements, les fractionnés, les gammes encore et encore etc etc...

Mais si ça va vous passionner je n'en doute pas un millième de seconde ;-)))))

Ensuite, je ne courrai plus de telles distances, je courrai pour le plaisir, la distance que j'aime vraiment, des courses de dix kilomètres, et courir une heure le dimanche matin pour le pur plaisir. Mais les 20 kilomètres de Paris, c'est mon rêve, et puis c'est tout.

Voilà c'est dit, c'est posé, c'est officiel...

Sinon, qu'est-ce que j'ai mangé aujourd'hui ? Ce matin, rien, juste bu un café. Je suis allée chez le coiffeur en fin de matinée, et en rentrant, suis passée chez le primeur.

J'avais terriblement envie d'un avocat, alors que je n'en mange pratiquement jamais. Pour le déjeuner (tardif du coup), je me suis fais tout simplement des toasts à l'avocat.

J'ai écrasé l'avocat avec jus de citron, sel, poivre, en ai tartiné les toasts passés au grille pain, ajouté du jambon blanc et des oeufs mi durs-mi mollets. 

Je me suis régalée !

J'ai passé ensuite plus d'une heure à cuisiner les légumes, et faire une compote de pommes à la vanille. Et rôtir un poulet. De quoi manger jusqu'à vendredi midi. Et ensuite nous partons pour le week-end à Charleville.

A 18h30 j'ai accompagné Chéri chez le gastro-entérologue, qui devait dire ce qu'a donné la biopsie du polype de forme bizarre.

Deux semaines que je me rongeais les sangs... Mais tout va bien quel bonheur !!

En fait, le pseudo polype à la forme si étrange s'est révélé être un morceau embryonnaire d'estomac... Le gastro nous a dit qu'il savait que ça existait car il l'a appris pendant ses études de médecine, mais ne l'avait jamais vu dans sa carrière, alors qu'il est à cinq ans de la retraite.

Il est très content d'avoir vu ça au moins une fois, et moi, je suis tellement soulagée que ce soit absolument sans gravité. Il nous a assuré que c'est totalement bénin et n'a aucune chance d'évoluer...

En sortant de son cabinet, j'ai explosé de rire en disant à Chéri que moi, avec mon estomac qui remonte dans l'oesophage, et le sien qui tombe dans les intestins, nous voilà bien:-)

Bon en tout cas me voilà soulagée. 

Maintenant j'attends avec impatience d'être débarrassée de cette languette de ménisque qui se balade dans mon genou et me fait tellement souffrir. Ça me réveille la nuit tellement ça lance. C'est beaucoup plus douloureux quand la jambe est tendue, le chirurgien m'a dit que c'est logique. Soit, moi je crois les médecins...

Oh si vous saviez les amis, j'ai envie de danser tellement je suis heureuse de savoir pour Chéri !! Je préfère des milliards de fois que mon EBO s'aggrave plutôt que de voir Chéri risquer d'être malade. Non mais quelle cruche, voilà que je pleure en écrivant cela.

Bref... 

Alors, pour le dîner, poulet rôti, brocolis, champignons et haricots verts, le tout cuit vapeur, sans gras. Et pratiquement pas de sel. Je vais essayer de manger le moins salé possible, le sel n'est pas top non plus pour pouvoir mincir.

Passez une douce soirée. Et n'oubliez pas de dire à ceux que vous aimez combien vous les aimez

PS : Bon anniversaire de mariage les z'amis, vous allez vous reconnaître. Je vous z'aime.

 

Alors, je courrai ou je ne courrai pas ?

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Alors, je courrai ou je ne courrai pas ?

Ce matin, rendez-vous à sept heures aux Tuileries. Il commence à faire bien jour dès sept heures du matin. Que j'aime me lever tôt et arpenter Paris au petit matin !

Comme il est toujours hors de question de courir, ce matin fut une séance "marches". Montées, montées, montées, sur la pointe des pieds, de profil croisées, descentes, descentes, descentes.... Plusieurs séries comportant à chaque fois dix montées. Sans impact, le plus vite possible mais sans impact, c'est à dire, en "atterrissant" sans aucun bruit, en légèreté sans choc pour le genou.

Le cardio est monté de malade:-)

Ensuite, du gainage, des dips, des séries d'extension des bras et dorsaux, et beaucoup d'étirements. Le tout dans ce cadre magnifique des Tuileries, au soleil (très froid à sept heures du matin mais un grand ciel bleu), sous le regard des promeneurs de chiens et des coureurs.

Comment vous décrire mon bonheur dans ces moments là ? C'est indescriptible... A la fin, pour retraverser les Tuileries et descendre dans le métro aïe aïe aïe mes jambes... Courbatures en vue;-)

Philippe m'a dit que par rapport à il y a trois semaines, mes montées d'escaliers sont plus fluides, plus rapides, plus légères... Il me pousse pousse pousse, et vous savez comme j'aime ça. Il est d'une exigence comme je n'ai jamais connu. Waouh bien plus exigeant que JC. Leurs méthodes sont extrêmement différentes.

Vivement jeudi au stade !!

Avant de partir à 6h30, j'avais bu un café, et ai fait ma séance à jeun.

En rentrant à 8h30, j'ai (re)pris une douche bien chaude et ensuite la faim est apparue. Petit déjeuner bien consistant, tartines craquantes de sarrasin, jambon blanc, amandes, clémentine, avec un thé vert à la menthe.

A 11h30, j'ai repris un thé, en répondant à des offres d'emploi. Hier je suis allée à l'APEC. Et j'ai revu la nutritionniste que m'a présentée le gastro. Il était convenu que nous fassions un point après quelques semaines, pour vérifier que je ne vomis plus la nuit notamment. Ce qui est le cas, et quel soulagement.

Je lui ai dit que depuis le premier février mes séances de sport sont à 100% cardio, sans muscu ni charges, alors elle m'a donné un schéma quotidien un peu différent, en augmentant légèrement les protéines.

Ce midi, salade mâche-roquette, tomates cerises, deux oeufs durs et une tranche de jambon blanc. 

A 15H30 j'avais donc rendez-vous avec un chirurgien orthopédique de la clinique des Maussins, où exercent tout un groupe de spécialistes du genou.

Il m'a bien expliqué les photos de mon IRM. La petite languette qui s'est détachée du ménisque, et se balade dans mon genou en me faisant si mal, et bien il faut l'enlever. Naïvement, je lui ai demandé s'il allait pouvoir la replacer et la refixer. Hé non... Donc mon ménisque sera incomplet, ce qui risque d'user le cartilage.

Il m'a parlé de mon poids. Au-delà de la coquetterie ou de vouloir faire du sport, c'est avant tout de la prévention et de la prudence. Il m'a expliqué qu'un kilo exerce une pression de cinq kilos sur le genou... Et me conseille, pour ménager ménisque et cartilage de perdre, non pas 15 kilos comme je souhaite, mais 20 à 25 kilos !

Et là, je pourrai recourir autant que je veux m'a-t-il assuré.

Alors, est-ce que je veux courir à nouveau : OUI, mille fois OUI

Suis-je prête à perdre 20 à 25 kilos pour préserver mes genoux : OUI, mille fois oui

Vous me connaissez, je lui ai demandé s'il pouvait pratiquer l'arthroscopie dès demain. Il m'a dit non, et a commencé à me parler du mois d'avril. Alors là mes amis, j'ai sorti l'arme massive de persuasion/séduction. Il n'en pouvait plus de rire, mais a compris ma frustration et ma motivation. Il m'a dit "Je suis soufflé par votre énergie et votre dynamisme". Et encore, je me trouve plutôt amorphe en ce moment, je crois que c'est la douleur au genou qui dure depuis plusieurs semaines qui m'a épuisée.

Bref, finalement, il m'opère lundi 16 mars. Ensuite j'ai harcelé son assistante pour l'anesthésiste. C'est toujours compliqué d'avoir des rendez-vous anesthésie. A bout d'arguments, voyant que j'étais en grande forme pour décrocher un rendez-vous, elle a appelé l'anesthésiste devant moi, lui demandant de me "glisser" cet après-midi même entre deux rendez-vous.

Bon j'ai quand même attendu plus d'une heure, mais voilà, tout est réglé, je n'ai pas à y retourner avant le 16.

Il m'a dit qu'il n'endormira que les jambes, puisque j'ai eu une anesthésie générale en janvier déjà pour la fibroscopie. L'intervention dure une demi heure. Je ressors naturellement quelques heures après. Ensuite, une semaine sans sortir, sans solliciter les jambes, et une infirmière me fera chaque jour une piqûre d'anti-coagulant, histoire d'éviter une phlébite m'a-t-il dit. Pour les gens qui travaillent, il prescrit une semaine d'arrêt.

Il m'a aussi prévenue que bien que ne durant que 30 minutes, il s'agit là d'un acte chirurgical avec tout ce que ça implique. Et que les trois-quatre jours suivant l'opération sont très douloureux. Et que les douleurs subsistent plus ou moins fort pendant au moins quatre semaines. Il me donnera des exercices de rééducation. 

Et, dernière chose, il m'a demandé de passer un test d'effort chez un cardiologue. Parce que, a-t-il ajouté "vous paraissez bien moins que votre âge, et physiquement et énergiquement, mais malgré tout vous avez 52 ans et je voudrais m'assurer que vous pouvez faire tout le sport que vous faites sans risque". J'appelle donc dès demain matin le cardiologue dont il m'a donné les coordonnées.

D'ici au 16 il m'a confirmé que je peux continuer les abdos, gainage, étirements, et séances d'escaliers sans impact. Et pendant deux semaines après l'opération, ne pas solliciter les jambes, mais le haut du corps, aucun problème. Et, dès début avril, je peux commencer à trottiner prudemment.

En sortant j'ai appelé Philippe, qui connaît particulièrement bien les problèmes de genoux (lui aussi ancien footballeur comme JC) et m'avait dit que c'était certainement tout cela qui m'attendait. Il est tellement concerné et prudent qu'il saura parfaitement me modérer le temps qu'il faudra.

Voilà, avec tout ça, je suis partie à 14h30 et rentrée à 19h30, mais je suis tellement soulagée !!

J'ai dîné de courgettes et semoule. Puis une infusion.

Passez une douce soirée:-))

 

Pas trop mal

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Pas trop mal

Bon... Pas trop mal ce mois de février.

5,9 kilos partis entre samedi premier et samedi 29. Recourir en avril paraît donc accessible, les dix kilos devraient être atteints. 

La décision en réalité, ne reviendra ni à Philippe ni à moi mais au médecin de la clinique du genou que je vois mardi après-midi, qui analysera les résultats de l'IRM, diagnostiquera ce qui est à faire et me dira si oui... oui si non...

En attendant, je continue chaque jour à la maison les exercices d'étirements, abdos et gainage. Et mardi matin, séance "marches" aux tuileries à sept heures... Et normalement on se voit jeudi et vendredi, à savoir ce qu'il sera possible de faire...

Pour le reste, pas grand chose à dire, je suis toujours excessivement renfermée, je n'arrive vraiment pas à parler, à sortir...

Il va bien falloir pourtant, ne serait-ce que demain matin, j'ai rendez-vous à l'APEC.

J'espère que vous avez passé un excellent week-end, je vous souhaite une douce soirée.

A demain:-)

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